Étudiants LSPS discutant devant un ordinateur dans une bibliothèque universitaire
Publié le 6 février 2026

Vous venez de recevoir votre affectation en LSPS et la panique monte. Le programme semble immense. Les statistiques de passage vous effraient. Autour de vous, personne n’a vraiment vécu cette première année santé. Normal. La LSPS fait partie des parcours les plus exigeants de l’université française.

Dans mon accompagnement d’étudiants en Île-de-France, je constate que la différence entre ceux qui passent et ceux qui redoublent tient rarement à l’intelligence ou au nombre d’heures travaillées. Elle tient à la méthode. Et surtout au moment où cette méthode se met en place.

L’essentiel pour réussir votre LSPS en 4 points

  • Anticipez le programme avant la rentrée (pré-rentrée intensive)
  • Installez un rythme de travail régulier dès la première semaine
  • Multipliez les entraînements en conditions réelles
  • Évaluez honnêtement si un accompagnement structuré vous convient

Pourquoi tant d’étudiants échouent en LSPS (et comment l’éviter)

Moins d’un étudiant sur deux. C’est la réalité. Selon les données 2023 du ministère, le taux de passage en deuxième année pour les néo-bacheliers inscrits en LAS atteint 47,8%. Et encore, ce chiffre concerne l’ensemble des LAS, pas uniquement la LSPS qui concentre la filière santé.

47,8%

de passage en 2e année pour les néo-bacheliers LAS (session 2023)

L’erreur la plus fréquente que je rencontre chez les étudiants LSPS ? Attendre la rentrée pour commencer. Soyons clairs : le premier semestre file à une vitesse folle. Si vous découvrez le programme en septembre, vous partez avec un retard quasi impossible à rattraper.

Le travail régulier commence dès les premières semaines



Dans mon accompagnement d’étudiants LSPS en Île-de-France, je constate régulièrement que ceux qui n’anticipent pas le programme pendant la pré-rentrée accumulent un retard de 3 à 4 semaines dès le premier mois. Ce décalage devient très difficile à rattraper compte tenu du rythme soutenu. Cette observation est propre à mon périmètre d’intervention et peut varier selon la faculté et le parcours de l’étudiant.

Piège classique : Croire que les méthodes du lycée suffiront. La LSPS exige un volume horaire et une densité de contenu sans comparaison avec la terminale.

Les 3 piliers d’une méthode qui fonctionne vraiment

Je recommande toujours de structurer votre année autour de trois axes. Pas quinze conseils génériques. Trois piliers qui font réellement la différence. Le reste, franchement, c’est du bruit.

Anticiper : prendre de l’avance avant même la rentrée

Une pré-rentrée bien menée permet de couvrir entre 50 et 60% du programme du premier semestre. Ça paraît énorme. Ça l’est. Et c’est précisément ce qui permet d’aborder les premières semaines avec sérénité plutôt qu’en mode survie. L’UPEC définit la LSPS comme une L.AS avec option majeure santé — autant dire que la charge de travail démarre fort.

Sur le terrain, la réalité du rythme LSPS est brutale pour qui arrive les mains dans les poches. Les étudiants que j’accompagne via diploma-sante.fr bénéficient de 204 heures de cours encadrés répartis sur l’année. Cette anticipation structurée change tout.

Un cours magistral en licence sciences pour la santé



Structurer : installer un rythme de travail régulier

La régularité bat les révisions de dernière minute. Toujours. Les recommandations pédagogiques du Réseau Canopé le confirment : des centaines d’études démontrent les bénéfices de la répartition espacée des révisions.

Concrètement, ça veut dire quoi ? Plutôt que de bachoter la veille d’un partiel, vous revenez sur chaque notion à intervalles croissants. Un jour après le cours, puis trois jours, puis une semaine. Le sommeil consolide. Le cerveau ancre.


  • Pré-rentrée intensive — 50-60% du programme S1 couvert

  • Rentrée universitaire — rythme de croisière installé

  • Fin de couverture programme S1 — révisions actives

  • Examens blancs intensifs — conditions réelles

  • Partiels S1 — vous êtes prêt

S’entraîner : multiplier les mises en situation

Les QCM ne se maîtrisent pas en relisant les cours. Ils se maîtrisent en les pratiquant. Comme le rappelle une étude récente sur la mémorisation, s’autotester sur un contenu est beaucoup plus efficace que de le relire passivement.

Les profils que j’ai suivis montrent une constante : ceux qui font des examens blancs réguliers en conditions réelles (temps limité, pas de support) obtiennent des résultats significativement meilleurs. L’entraînement crée des automatismes. Et aux partiels, les automatismes font la différence.

Information importante

Ce contenu est fourni à titre informatif. Les modalités d’évaluation et programmes peuvent varier selon les facultés. Consultez votre service scolarité pour les informations officielles.

Accompagnement ou travail seul : ce que les chiffres disent vraiment

Faut-il investir dans une prépa ? La question revient systématiquement. Et je refuse de vous donner une réponse toute faite. Ça dépend de votre profil.

Accompagnement structuré



  • Planning imposé qui structure l’année


  • Accès à des QCM et examens blancs calibrés


  • Suivi personnalisé qui détecte les lacunes

Travail autonome



  • Coût nul mais autodiscipline maximale requise


  • Risque de perdre le rythme sans repères externes


  • Difficulté à évaluer son niveau réel

Cas concret : Clara, étudiante LSPS à Paris-Est Créteil

J’ai accompagné Clara l’année dernière. Elle avait 19 ans, première de sa famille à viser médecine. Premier semestre sans accompagnement : désorganisation totale, notes insuffisantes, moral en chute libre. Son problème ? L’absence de méthode de planification hebdomadaire. Elle travaillait beaucoup mais dans le désordre.

Au second semestre, elle a rejoint une prépa structurée. Pas pour les contenus — elle les avait déjà. Pour le cadre. Résultat : passage en L2 santé. La méthode a fait la différence, pas le volume horaire.

Si vous cherchez des repères pour choisir un accompagnement adapté, consultez nos critères d’évaluation d’une formation. Ça vous évitera de payer pour du vent.

Vos questions sur la réussite en LSPS

Peut-on réussir la LSPS sans prépa ?

Oui, c’est possible. Mais ça demande une autodiscipline exceptionnelle et une méthode solide dès le départ. Si vous avez tendance à procrastiner ou si vous manquez de repères méthodologiques, un accompagnement structuré réduit significativement le risque de décrochage.

Combien d’heures de travail personnel par semaine ?

Comptez entre 35 et 45 heures hebdomadaires, cours inclus. Le week-end n’est pas vraiment libre au premier semestre. La régularité prime sur les marathons de révision.

La pré-rentrée est-elle vraiment indispensable ?

Indispensable est un grand mot. Mais je ne vais pas vous mentir : les étudiants qui arrivent en septembre sans avoir vu le programme partent avec un handicap sérieux. Ceux qui anticipent 50 à 60% du contenu abordent la rentrée en position de force.

Comment savoir si je suis fait pour les études de santé ?

La motivation compte, mais elle ne suffit pas. Ce qui fait la différence : la capacité à maintenir un effort régulier sur plusieurs mois, la tolérance à la frustration, et l’aptitude à apprendre de ses erreurs. Si vous vous reconnaissez, foncez.

Pour ceux qui visent ensuite une spécialisation, sachez que le parcours ne s’arrête pas à la L2. Les formations continues pour médecins généralistes montrent que l’apprentissage dure toute une carrière.

Et maintenant ?

Si vous ne devez retenir qu’une chose : commencez maintenant. Pas en septembre. Maintenant. Chaque semaine d’avance prise avant la rentrée se transforme en marge de manœuvre pendant l’année.

Votre plan d’action pour les prochaines semaines



  • Renseignez-vous sur les pré-rentrées disponibles pour votre faculté


  • Bloquez vos créneaux de travail hebdomadaires dans votre agenda


  • Évaluez honnêtement si vous avez besoin d’un cadre externe

La LSPS n’est pas une question d’intelligence. C’est une question de méthode mise en place au bon moment. À vous de jouer.

Précisions sur les parcours LSPS

  • Les programmes et modalités d’évaluation varient selon les facultés et peuvent évoluer chaque année
  • Ce guide ne remplace pas les informations officielles fournies par votre université
  • Chaque profil étudiant nécessite une adaptation personnalisée de la méthode de travail

Pour toute question spécifique, contactez le service scolarité de votre faculté ou un conseiller d’orientation.

Rédigé par Aurélie Lemarchand, spécialiste de l'accompagnement aux études de santé depuis 2018. Elle a accompagné plus de 150 étudiants dans leur parcours LSPS en Île-de-France, avec un focus particulier sur la méthodologie de travail et l'organisation semestre par semestre. Son expertise porte sur l'anticipation du programme, les techniques de révision adaptées aux évaluations universitaires et la préparation aux oraux. Elle intervient régulièrement auprès d'étudiants des universités Paris-Est Créteil et Sorbonne Paris Nord.